« CECI N’EST PAS DE LA MUSIQUE MAIS DE LA PHOTO
CECI N’EST PAS DE LA PHOTO MAIS DE LA PEINTURE »





« Ceci n’est pas de la musique mais de la photo, ceci n’est pas de la photo mais de la peinture » est le thème provocateur de départ à partir duquel se sont articulées plusieurs expositions depuis l’année 2003. Ces expositions thématiques puisent leurs ressources dans ce que j’ai convenu d’appeler à ce jour, « LA SUPERPOSITION ONIRIQUE EN MOUVEMENT ». Ce concept théorique fait actuellement l’objet d’un travail d’écriture qui sera publié afin d’expliciter plus en détail la démarche et de rendre plus visible et plus compréhensible le propos.

« La superposition onirique en mouvement » a pour mission de refléter un mode d’expression que je veux personnel et qui correspond sans doutes à une construction antérieure profondément enfouie. Je dis personnel, parce que ce mode d’expression est aussi situé à la croisée des circonstances qui jalonnent l’existence et la destinée. « La superposition onirique en mouvement » tente de faire converger une triple articulation :

- Raviver le dialogue artistique ancien-moderne, de façon à réhabiliter les liens et les repères fondamentaux.

- Poser la question du point ou des points communs existant entre l’univers occidental et l’univers oriental au sens le plus large.

- Trouver du point de vue méthodologique, le rapport qui pourrait exister entre différentes disciplines, en l’occurrence le rapport entre une forme de peinture et une forme de musique et de quelle façon l’un pourrait emprunter à l’autre, au profit des deux.

Lahouari MANSOURI dit Wari





Après avoir, dans les années 80, usé ses fonds de culotte à préparer de hauts diplômes en sciences sociales à la Sorbonne et fréquenté plusieurs ateliers en auditeurs libres, Lahouari MANSOURI dit WARI s’est lancé dans une carrière sociale dont les étapes vont jalonner et croiser celles de son évolution artistiques.

Son premier poste se situe en Belgique (10 ans). Débute alors « les années belges ». Professionnellement, il est met en place  trois ateliers au sein de l’institut qui l’emploie : graphisme, peinture et récupération transformation d'objet.
Artistiquement, débute un apprentissage au cours duquel la rencontre avec l’œuvre de Paul DELVAUX, le grand peintre surréaliste belge, et l’influence de l’école Flamande avec les clairs-obscur seront déterminantes. L’artiste fréquentera d’ailleurs assidûment la Fondation Paul Delvaux (à Saint-Idesbald). Il réalise de nombreux portraits, dont 2 de Paul DELVAUX, de proches, personnes rencontrées sur le lieu de travail, têtes couronnées, dont la princesse de LIEGE de l'époque… ainsi que des paysages du Brabant (environs de Jodoigne, Orpe-Jauche) et des paysages marins. Les techniques utilisées sont variées et maîtrisées de mieux en mieux au fil des années : peinture à l’huile, encre de chine, eaux-fortes. Cette période s’achève par un certain nombre d’expositions dont la plus grande se situe au Crédit Communal de Gendelnacken (Jodoigne). Ces années de réflexion voient aussi la réalisation de nombreuses gouaches qui vont servir de fondement à la démarche future de l’artiste et qui est la sienne aujourd’hui.

Cette démarche profonde s’affirme au cours de la période française, marquée par son deuxième poste à Paris. La personnalisation des œuvres, l’inventivité, le sens donné à la création émerge dans la recherche artistique que met en œuvre l’artiste pendant une dizaine d’années. La pratique musicale, notamment la pratique de la guitare, nourrissent cette recherche. Un album de 10 titres verra le jour à cette époque. D’autres expositions et évènements à Paris et région parisienne, marquent son évolution : dans un salon de jeunes artistes à Vanves, à Bagneux, à Sceaux, où il participe à de nombreuses manifestations organisées par la mairie. A la suite de sa labellisation pour l' année de l’Algérie en FRANCE en 2003, L'ESTRAN lui consacrera une grande exposition. 

Depuis, il participe à de nombreuses manifestations dans le cadre de l’association BLOC HOUSE (création en 2007), regroupant différents artistes de la ville de Sceaux, et dont il est un des membres fondateurs. L’association est ouverte à toute forme d’art : peinture, photographie, installations, infographie, sculpture, gravure, illustrations… autant de sources d’inspiration pour Wari qui a su élargir son univers culturel, dans un mariage toujours plus lumineux et inattendu. Son imagination n’a plus de bornes et prend forme aussi bien dans diverses techniques picturales que dans des installations ou la construction de meubles en carton. Je vous défie de vous asseoir sur un de ses sièges en carton : aussi solide qu’un roc !
L’association organise de nombreuses journées portes ouvertes, des expositions temporaires et prend part aux évènements culturels initiés par la ville de Sceaux.

Il participe également depuis plusieurs années aux ateliers d’artistes de Belleville (Paris 19ème - organisés tous les mois de mai). Les promeneurs peuvent déambuler parmi les ateliers d’artistes installés à Belleville, ouverts aux curieux. Wari pourra vous y accueillir et vous expliquer ses techniques et ses inspirations, au milieu d’un artifice de couleurs.

Aujourd’hui, une tendance globale se dégage et elle a été bien perçue par Sceaux Magazine, que je ne peux m’empêcher de citer :
« Témoignage d’une enfance passée à Oran, les couleurs flamboient dans la peinture de Lahouari MANSOURI dit WARI. L’artiste explique qu’il mêle le graphisme à la technique classique du glacis, qui consiste, pour donner plus d’éclat, à appliquer successivement de fines couches de peintures. L’univers de WARI est fait de brassages et de rencontres. Il confie : « J’approfondis un concept que je nomme la Superposition Onirique en Mouvements et qui repose sur trois idées essentielles déjà présentes dans mes toiles : raviver le dialogue artistique entre ancien et moderne, faire converger l’univers occidental et oriental du point de vue artistique et approfondir le rapport entre la musique et la peinture. » 

La « Superposition Onirique en Mouvements » est l’aboutissement de ce parcours et de cette recherche et ne cesse, encore aujourd'hui, de s’enrichir de multiples influences.

Cette démarche se manifeste tant sur le plan collectif au sein de Bloc House que sur le plan des expositions personnelles.

Manifestations récentes collectives-CO-INCIDENCES  2010 (jardin de la Ménagerie à SCEAUX), 2011"TO BE A STICKLER"(SCEAUX)2011"CECI N'EST PAS UN KAKEMONO 2011, 2013" L'ELECTION", 2013"HEUREUX DESASTRE"(Bibliothéque municipale se Sceaux).

Sa démarche s'oriente aujourd'hui vers des installations en 3D  tel que la famille de "DINO N'KODSO"avec des matières recyclables, en tenant compte des concepts du développement durable et de la préservation de l'environement.

En 2012, parution de sa biographie dans le dictionnaire"Algérie, Arts Plastiques" de 1900 à nos jours dans les éditions l'Harmattan. 

En 2015 sur le plan personnel,du 11 juin au 18 juillet ,la ville de Sceaux lui a consacré une grande restrospective en la manifestation du"MUR ROUGE" au sein de son Hôtel de ville.   


En même temps un écrit biographique servant de catalogue de la rétrospective du "MUR ROUGE" parait sous le titre "La VERTICALITE DE LA SUPERPOSITION ONIRIQUE EN MOUVEMENT de ses origines à nos jours et sa RECONVERTION EN HORIZONTALITE".


Laetitia MANSOURI, fille de l'artiste, initiée aux arts par son père.